Je suis donc hospitalisé dans le service de gynécologie où d' ailleurs je ne vois pas grand monde, pas de visite de la gynéco à part l' infirmière et les aides- soignantes, d' ailleus qui se charge de m' obtenir une autorisation de sorti pour le jeudi après midi, cela me permet d' aller voir mon beau- frère et ma belle soeur, qui habite à 5 min de l' hopital. J' y retrouve mon autre beau frère et mon autre belle- soeur, qui il faut le souligner, on fait le trajet exprès de l' yonne pour venir me voir.
Je passe une très bonne après- midi, tout le monde est formidable, ils essaient de me faire oublier tout ça.
Il est l' heure, il faut rentré à l' hopital et là, nouveau drame, arrivé dans ma chambre, nouvel crise de nerf, j' en peu plus, je viens de réaliser que demain, on va m' enlever mon bébé. Mickaël ne veut pas partir, il ne veut pas me laisser dans cette état, d' ailleurs entre parenthèse, c' est un homme formidable, je tient à le souligné, je ne parle que de moi, depuis tout à l' heure, mais lui aussi à ENORMEMENT SOUFFERT, dans cette histoire.
L' infirmière me donne quelque chose pour dormir, une fois endormie, Mickaël s' en va. Nous ne savons toujours pas à quelle heure se déroulera l' intervention.
Vendredi 31 octobre, on nous descend au bloc d' accouchement, Mickaël est avec moi depuis 7h 30 ce matin.
Là je tombe sur une équipe extaordinaire, une sage- femme du tonnerre. L' anesthésiste arrive vers 9h30 environ, c 'est un CHU, alors j' ai la visite des élèves en même temps, mais ça ne me dérange pas, il me fait ma péridural, me pique 2 fois, il s 'est loupé la 1ère fois, mais bon!!!!
A 10h30, je descend au bloc oprératoire où là, on me fait les prélèvements nécéssaire et où l' on endore mon fils. Je n' es peu plus, je ne le sens plus, on m' a pris mon bébé et je n' est rien pû faire pour l' en empêcher.
Je reviens du bloc, mickaël est toujours là, il m' attend, je n' es peu plus, je suis si fatiguée surtout que l' anesthésiste à mis la dose, je suis anesthésiée jusqu' au bout des doigts, tout à était mis en oeuvre, pour que je ne souffre pas et je les en remercies. Le travail ne se fait pas alors on me met des 1/2 cachet dans le vagin, pour provoquer le travail, 1 tout les 4h.
A 17 h, on me romp la poche des eaux, elles sont 3 pour ça. Le travail n' ira pas plus vite pour au temps mais bon, la sage- femme est vraiment bien, toute les heures, elle vient me voire et n' arrête pas de me dire que si j' ai besoin, il ne faut pas hésiter, c' est vraiment une femme bien. Je suis surtout très fatiguée, je n' es peu plus. Mickaël, fait des aller- retours entre le monde extérieur ( fumer) et le bloc d' accouchement. Quand je le regarde, il me fait tellement de peine, je voudrais le soulagé mais je ne sais pas comment faire. Je l' aime tellement et je me sens si coupable de ce qui arrive. On vient chercher mickael, il y a de la famille qui sont là, mon beau frère et ma belle soeur sont là, comme ils n' avaient pas de nouvelles, ils ont fait 1H 30 de trajet pour même pas me voir. En plus, nous sommes le 31 octobre et c' est l' anniversaire de mon beau frère.
A 21H la sage femme de jour vient me dire au revoir, a présent c' est l' équipe de nuit qui prens le relève et là se n' est pas la même chanson.
La sage femme de nuit, me met le dernier, cachet, il est 21H15, je crois et par la suite je ne la reverrais que environ 4h après, le reste du temps se sont les élèves qui passent 30 sec et puis s' en vont. On se sent complètement délaisser, pourtant on les entend rirent puisque les portes de mon, box sont ouverte, la sage femme à estimer qu' il faidait trop chaud dans mon box et voulais même me retirer ma couverture, alors que j' avais de la fièvre.
Vers environ 23h, plus de préidural et je vais rester sans pendant presque 45 min ceci dit, l' interne était occupé ailleur, je ne peut pas lui en vouloir, je suis pas la seule. Vers 23h 45 je sonne, j' ai des contractions très forte et je sens que mon fils va arriver. L' élève se déplace, je lui dit qu' il va venir,elle va chercher la sage femme qui vient de suite mais on sent que ça le fait .... . Elle regarde mon col, madame vous allez accoucher. On met les étriets en place, c' est parti. Une 2 ème sage femme, plus âgée, arrive, elle demande comment se fait il que les portes soit ouvertes? Et elle, elle l' est fermes.
Elle va même m' encourager à pousser, alors que la 1ère, me dit :" il faut pousser un pzeu plus, sinon .... ."
La 2ème va même, jusqu' à me mettre les poignets, d' ailleurs ça m' a aider. M ickaël me tient la main, il est là, présent depuis la veille, il ne me quitte pas.
Louis est arrivé à 0h03, le 1er novembre 08, on me l' a pris, j' ai demandé si on pouvait l' habiller avec les affaires que l' on lui a emmener. On me demande de pousser, une dernière fois afin d' expulser le placenta, je m' éxécute, mais je saigne toujours, je le sens. La 1ère sage femme a beau m' essuyer avec une compresse, je saigne toujours. Elle décide d' appeler l' interne en gynéco, qui vient assez rapidement;
Elle m' explique qu' il reste du placenta à l' intérieur, il faut le retirer. La péridural ne fait plus effet.
Il faut si prendre à 2 fois, ça fait trop mal. Mais l' interne est géniale, elle rappel l' interne anesthésiste pour qu' il vienne me remettre une dose plus forte, toute en m' injectant le produit, l' interne en gynéco me retire le placenta. J' ai vraiment très mal, mais je prend sur moi, ce n' est rien à côté de se qu ' aurait subit mon fils.
Quelques heures après, on me dit, que l' on va bientôt me ramener dans ma chambre et nous avons toujours pas vu notre fils. J' ai soif, très soif mais je dois attendre encore 2h pour enfin m' hydrater, mais j' avoue que c' est le dernier de mes soucis.
2h30 Après la naissance de Louis, enfin on nous l' emmène et là c 'est le drame.
Mickaël le regarde est font en larmes, ces mots: " mon pauvre p' tit lou", je le prend dans mes bras et je vais le garder 10 min. je lui caresse sa petite main, malgrès sa malformation, c'est le plus beau bébé du monde.
Je l' est vu 10 min, seulement 10 min. Mickaël l' a embrasser, moi c' est sa main que j' ai embrasser.
Maintenant il est parti et nous étions même pas là, 10 min. est c' est tout.
Il faut que l' on vive toute notre vie avec ça, nous n' avons pas eu la force de demander à le revoir encore une fois avant de quitter l' hopital et ça toute ma vie je m' en voudrait, au moins j' aurai pû prendre des photos et j' aurai au moins quelques chose de lui.
Il nous manque terriblement !!!!!!!!!!!!!!
Maintenant je regarde les étoiles et je me dit que l' une d' elle est mon ange